TITRE MAJEUR

La règle de comptage

Tous les classements que vous voyez passer additionnent des choses qui ne se valent pas. Voici comment nous comptons, pourquoi, et où nous nous arrêtons.

Version 1.0 11 septembre 2026 Publique & critiquable

Le principe

Nous ne publions jamais un chiffre seul.

Un décompte sans sa règle ne veut rien dire.

Chaque classement que nous publions vient avec trois choses : le décompte, la règle qui l'a produit, et ses limites. Quand deux carrières ne sont pas comparables, nous le disons sur la publication au lieu de trancher.

Aucun chiffre unique ne résume une carrière. Nous n'essayons pas.

Le cœur de la méthode

Trois niveaux de titre

Un titre n'est pas un titre. Voici comment nous les séparons.

ATitre mondial
1,0

Titre olympique · Championnat du monde, sous toutes ses formes : plein air, salle, cross, toutes catégories · Coupe du Monde · Ligue des Champions

Champ de participation mondial, périodicité reconnue par la fédération internationale

BContinental ou national majeur
0,4

Championnat continental · Jeux continentaux · Championnat national de première division · Coupe nationale majeure

Épreuve officielle et sélective, mais champ restreint à un continent ou un pays

CTitre secondaire
0,1

Supercoupes · Trophées de début de saison · Coupes de ligue · Tournois d'exhibition

Un match unique, ou une épreuve sans véritable phase qualificative

Hors décompte

Récompenses individuelles (Ballon d'Or, MVP, sportif de l'année), finales perdues, records, sélections. Ce sont des distinctions, pas des titres — nous les comptons et les affichons séparément.

Les garde-fous

Cinq règles sur chaque classement

  1. 01On compare à l'intérieur d'une discipline. Toute comparaison entre deux sports différents porte la mention « comparaison indicative » à l'écran.
  2. 02Les titres par équipe et individuels sont affichés séparément, puis additionnés seulement si la publication le précise.
  3. 03Les médailles d'argent et de bronze ne sont jamais additionnées aux titres. Elles ont leur propre ligne.
  4. 04Chaque chiffre affiché porte sa source, y compris en vidéo.
  5. 05Toute erreur est corrigée publiquement et datée. Jamais en silence.

La fiabilité

Trois statuts de vérification

Chaque donnée porte l'un de ces trois statuts. Nous préférons afficher un doute que le masquer.

VérifiéDeux sources indépendantes, dont au moins une officielle : fédération internationale ou nationale, comité olympique, organisateur de l'épreuve.
À confirmerUne seule source disponible, ou deux sources qui divergent sur un détail. Le chiffre est publié avec sa réserve.
ContestéDes sources fiables sont en désaccord. Nous publions le désaccord — pas un arbitrage que rien ne justifie.

Démonstration

Pourquoi cette règle existe

Un cas réel, où le classement s'inverse selon la méthode employée.

« Achraf Hakimi est le joueur africain le plus titré de l'histoire »

Le décompte brut donne Hakimi 19 trophées, Samuel Eto'o 18. Un seul d'écart. Mais regardez de quoi ces 19 sont faits.

Sur les 19 de HakimiNbNiveau
Trophée des Champions3C
Supercoupe d'Espagne1C
Supercoupe d'Allemagne1C

Cinq des dix-neuf sont des supercoupes : un match unique, en août, sans qualification. Dans le décompte brut, chacune pèse autant qu'une Ligue des Champions.

Et Eto'o possède une chose que Hakimi n'a pas : une médaille d'or olympique, à Sydney en 2000. Dans le décompte brut, elle pèse exactement autant qu'une Supercoupe d'Allemagne.

Notre conclusion : la phrase n'est vraie que si l'on décide qu'une Supercoupe d'Allemagne vaut une médaille d'or olympique. Avec la pondération A/B/C, le classement s'inverse. Nous ne disons pas que l'affirmation est absurde — nous disons qu'elle repose sur un choix que personne n'a énoncé.

Une limite que nous assumons

Les joueurs évoluant dans certains clubs africains dépassent les 30 trophées. Comparer un palmarès européen et un palmarès africain sans le dire serait malhonnête. Quand nous le ferons, ce sera écrit à l'écran.

Nos sources

D'où viennent les chiffres

Par ordre de priorité : les fédérations internationales et nationales, les comités olympiques, les organisateurs des épreuves. Ensuite seulement les médias sportifs reconnus et les bases spécialisées.

Nous saisissons chaque résultat à la main depuis sa source et nous l'enregistrons avec l'adresse, la date de consultation et le niveau de confiance. Nous n'aspirons aucune base de données tierce.

Corrections

Nous nous tromperons

Quand ce sera le cas, la correction sera publiée avec sa date, et la publication d'origine sera modifiée ou signalée. Une méthode qui ne peut pas être prise en défaut n'est pas une méthode.

Si vous trouvez une erreur, un chiffre douteux ou une faille dans la règle elle-même : écrivez-nous en commentaire ou en message. C'est le meilleur service que vous puissiez nous rendre.